Qui se tient sur un quai... attend le métro

Publié le par Bree

Les journées passent et se ressemblent. Sauf que celle-ci est particulière.

Elle espère. Il dit non. Sur le quai du métro, qu’elle ne prend jamais, elle hésite à l’embrasser, elle le fera, et le regrettera 1h plus tard. Sa consolation ? Avoir l’honneur et le droit d’écrire ici. Dire ce qu’elle veut, tout et n’importe quoi. Surtout n’importe quoi. Tout ça parce que la co-rédactrice en chef  n’est autre que son amie, qu’elle lui donne une page blanche, reste plus qu’à la remplir.


Mais pour dire quoi ?


Que prendre sa pause clope dans la rue la plus fréquentée de Lyon est extraordinairement rempli de banalités originales.

Que les gens devraient se brosser les dents avant de demander leur chemin. « Oui, rue de la Ré c’est bien celle ci ».

Que l’accordéoniste qui fait l’aumône joue horriblement faux, et qu’à trop espérer, son gobelet va rester vide.

Que faire semblant de travailler est parfois plus fatigant que de travailler pour de vrai.

Que quand tu parles anglais avec des abréviations, ça fait grave cool : « Faudrait checker le BRI, si c’est OK, tu le mail à l’exé, en lui disant bien que le côté trop girly de la copy disturb la cliente ».

Que répondre « oui oui » à une telle phrase est une insulte à l’intelligence de la race humaine.

Une journée tout à fait particulière disait-elle donc. Promis la prochaine fois, elle fera mieux.

 

Demain est un autre jour.

Normal, on sera jeudi.

Publié dans Pensées obscures

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Heckel & Jeckel 12/03/2009 09:37

Adjugé vendu à la jeune fille au premier rang avec des lunettes de soleil.

Bree 11/03/2009 22:48

Je vote pour l'écriture d'un article pendant une troisième mi temps arrosée !

Heckel & Jeckel 11/03/2009 21:38

Une scène sentimentale sur fond d'accordéon s'est toujours moins bien que sur fond de violons... mais on fait avec ce qu'on a. Et, même s'il n'y a pas que le foot dans la vie, dans la vie aussi on peut avoir une deuxième mi-temps pour une happy ending. Et si ça foire, une troisième mi-temps arrosée (ou un article) s'impose.