Qu’est ce qu’une conférence de presse ratée ?

Publié le par Heckel et Jeckel

Tout le monde voit à-peu-près ce qu’est une conf de presse : des mecs en costards, des mecs en retard (les journalistes) et un power point souvent moche. Mais qu’est ce qu’une conférence de presse ratée ? Eclaircissements.
 

Pour savoir si une conférence de presse sera ratée, tout se joue dans les premières minutes, la première impression. Le simple fait de jeter un rapide coup d’œil aux personnes conviées vous permet de vous rendre compte que vous n’avez envie de coucher avec aucune des femmes présentes. Mais passons. Votre simple venue fait baisser la moyenne d’âge d’une vingtaine d’année. Une brève inspection du lieu vous fait tout de suite sentir l’inspiration de la déco : moquette grise, faux plafond gris, power point gris avec le logo en haut à droite et costume gris. On a opté pour l’uni gris. Les chaises sont inconfortables et bien sûr il fait trop chaud.

Dans une vraie conf ratée, la première chose à laquelle on pense n’est pas l’intervention des cravatés mais le buffet. On zieute dans sa direction pour savoir si l’on aura droit au champagne ou si le vin blanc reste de mise. Pendant le discours des intervenants il y a toujours trois types d’intervenants : le pseudo beau gosse, le boulet et la nana.


Un exemple flagrant, soulignons le Highlander bûcheron au premier rang 

On reconnaît le boulet à son téléphone qui sonne (avec une sonnerie merdique) pendant son bavardage, à sa manie de se mettre devant le rétro projecteur et de cacher les slides ainsi qu’à sa cravate rouge. Dans les vraies mauvaises conférences, le boulet lit même le power point mot pour mot, pire, il le marmonne et mange la moitié des phrases à la manière d’un curé trop pressé de finir sa messe. L’homme est tellement chiant qu’on s’attend presque à ce qu’il nous raconte ses vacances au ski, photos de lui et de sa famille à l’appui.

Le beau gosse quant à lui, à quoi le reconnaît-on ? C’est celui qui essaye de se démarquer des autres. Il est un peu plus jeune, ne porte pas de cravate et arbore fièrement une chemise faussement originale et pourtant aussi mal coupée que les autres. Derrière son air faussement relaxé, on sent qu’il ne maîtrise pas son sujet.

La nana quant à elle reste la personne la plus intéressante, son discours est pertinent. Seul problème : on lui laisse la parole seulement cinq minutes sur deux heures. Ses propos restent tout de même comme une bouffée d’air dans un océan de connerie.


A la fin de la conf, d’autres signes ne trompent pas pour savoir si on a assisté à une conf ratée. Dans un premier temps, on se dit que l’on est dans la merde pour pondre un article vu qu’on n’a pas compris la moitié des interventions et pas écouté l’autre. Ensuite, le simple fait de jeter un coup d’œil sur son carnet permet de se rendre compte qu’on a réalisé plus de dessins et de gribouillis que pris de notes. Au final, quand les intervenants vont passer aux questions des journalistes, et dans les mesures où peu en ont, et encore moins des pertinentes, on en profite pour se barrer en chipant une connerie au buffet au passage.

 On prend donc la porte, non sans avoir récupéré le dossier de presse pour quand même avoir quelque chose à écrire.

Publié dans Coup de gueule

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99 centimes 27/03/2009 22:45

Je ne vois pas de quel blog mort vous parlez...

Patam 27/03/2009 20:09

"On a opté pour l’uni gris"

bizarrement ça me rappelle un blog

Heckel & Jeckel 23/03/2009 12:47

Et pendant en core des années, les conférences de presse se passeront ainsi. Dur pour nous.

Simone 20/03/2009 20:20

Exactement l'un des textes de derrière les fagots auxquels je pensais... J'étais retombée dessus l'autre jour ^^

Et c'est TELLEMENT VRAI!

Bree 20/03/2009 16:17

ah ah ! (gloussement interdit au bureau mais essentiel à mon dvp durable, merci !) Bien joué !
Le seul point positif à ces conf c'est que, quand elles sont le matin, elle me font rater les cours et je petit déjeune à l'œil ! Mais sinon pour le reste, ton post est très justement réaliste, c'est ça le drame