Du théâtre comme antidote à l'exil

Publié le par Simone

« Nous vivons au milieu d’une mer de pauvreté. Néanmoins on peut réduire cette mer. Notre travail n’est qu’une goutte dans un seau, mais cette goutte est nécessaire. »

Mère Térésa

 

 

Une goutte tout aussi nécessaire que celle de ces orphelins, ces 6 compagnons de fortune, réunis par la force des choses…

A la base de l’histoire, Wilfried. Un ado attardé qui a toujours l’impression que sa vie est une scène de cinéma, comme cette nuit où, alors qu’il fait l’amour à une sublime créature, retentit le téléphone pour lui apprendre la mort de son père. Il décide de lui offrir une sépulture dans son village natal. Son voyage le conduit aux confins d’un monde déchiré. Au fur et à mesure des étapes qui construisent son deuil, Wilfried reconstruit une identité et redonne un sens à l’existence. La perte du père et le temps qui passe, scandé par les interrogations propres à chaque moment de la vie, marquent son parcours. Mais cette quête prend l’allure d’un récit étourdissant, peuplé de symboles, de rites et de révélations.

 



En résumé, Littoral, c’est une pièce peuplée de personnages complètement barrés, révoltés par une histoire personnelle intrinsèquement liée à celle de la guerre qui fit rage au Liban dans les années 1970 - 1980. Beaucoup de violence, verbale, physique, une musique à couper le souffle… et un abonnement à vie chez Gedimat au vu des litres de peinture déversés sur la scène…

 

L’auteur, Wajdi Mouawad, nous offre une pièce originale, à la fois intime et épique. Dans le fond et la forme, elle est un espace magique où les vivants et les morts voyagent à l’unisson dans une fable philosophique aux allures de conte enchanté. L’humour surgit souvent d’une écriture imprévisible, tour à tour poétique, luxuriante, réaliste… et crue, surtout.

 

Une pièce crue dans ses propos, violente dans la forme, mais touchante dans le fond.

Difficile d’en sortir indemne.

Théâtre des Célestins
Du 21 au 30 avril 2009 à 20h - relâche le lundi
Durée 2h40
Prix des place entre 7,50€ et 32€
A VOIR

Publié dans Sorties

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Heckel+&+Jeckel 27/04/2009 20:48

40 brèves en 4 jours, ce n'est pas du journalisme c'est du travail à la chaîne. Après tout dépend du sujet... sur de la culture, avec un minimum d'imagination et de plume, ça se torche sans rewriting (cf. TDL).
Sur des sujets imposés ça doit gaver et on essaye de couper court.

Simone 27/04/2009 20:30

Sache, mon jeune ami, que lorsque ledit journaliste doit écrire 40 brèves en 4 jours, il se contente de tout ce qui lui passe sous la main, y compris le travail du vil et fourbe attaché de presse...

A part ça, moi, j'dis ça, j'dis rien...

Heckel & Jeckel 26/04/2009 13:37

Je ne m'abaisserais pas à répondre à cette fronde anti-journaliste. J'espère et croit n'en connaître aucune travaillant de cette façon. Rappelons pour les générations futures que l'attaché de presse est vil et fourbe.

Simone 26/04/2009 13:12

Merci. Mais comme tu (ne) te doutes (pas visiblement), 70% de ce texte est à imputer au dur labeur d'une quelconque attachée de presse... Comme la plupart des papier journalistiques, par ailleurs.

AHA

Heckel & Jeckel 26/04/2009 00:31

Il est minuit et demi, j'ai dormi environ 3 h 18 en deux jours et
j'adoooooooooooooooore ce papier.
Le week-end se finit en beauté (ok il y a encore dimanche mais je vais récupérer) sur un texte digne des pages culture d'un canard.
Merci.